L’importance de voyager par Camélie Archontakis

Aujourd’hui, à 16h56, petit samedi tranquille dans la charmante ville de Strasbourg, en France, j’ai décidé d’entamer l’écriture de ma première publication dans l’Amnésique.

Établie dans ma résidence depuis le 11 janvier, je commence à me sentir chez moi peu à peu. Car il est vrai que se sentir chez soi ce n’est pas chose faite du jour au lendemain. Il y a un temps d’adaptation, la gestion des petits et immenses imprévus qui se présentent sans crier gare (je pourrais déblatérer sur l’efficacité et la facilité de l’administration Française un moment, mais je vais m’abstenir) et toutes les belles aventures qui forgent de beaux souvenirs. Pour certains même, on peut se surprendre à se sentir chez soi très loin de la maison. La notion de chez soi est tout à fait relative à chacun.

Je n’en suis qu’au tout début de cette superbe expérience qu’est d’étudier à l’étranger. Il m’est donc difficile encore de lister tous les bienfaits d’apprendre autrement au sein d’une université outre-mer. Une chose est sûre, si vous en avez la chance, prenez votre sac à dos, votre valise, mettez tout dedans, et envolez-vous. Oui, c’est déstabilisant. Oui, vous allez probablement pleurer à l’aéroport, passer les gates les yeux bouffis. Oui, vous allez avoir des cravings de poutine. Oui, quand l’eau chaude et le chauffage de votre résidence étudiante décideront de ne plus coopérer lorsqu’il fait -10 degrés et ce, trois fois en deux semaines, vous allez vivre des émotions plus ou moins agréables. Oui, c’est sortir de sa zone de confort. Mais au final, cette entrée vers un monde inconnu est, à mon avis, un grand pas vers l’épanouissement personnel.

Ici, je fais partie des Québécois (clin d’œil à la gente française qui trouve que le Québec est d’un exotisme fascinant). En ce moment, je ne suis plus tout à fait Camélie Archontakis, en troisième année de baccalauréat en psychologie à l’Université de Montréal, angoissée pour maintes raisons. Je ne suis plus celle qui à tous les matins se réveille, prend le métro, va prendre son habituel café au Psychic, pour ensuite aller à son cours. Je suis plutôt une étudiante étrangère, plus souvent qu’autrement un peu (beaucoup) perdue dans le campus de l’Université de Strasbourg. Je suis une personne qui a tout devant elle, qui n’a rien à prouver à personne. Une personne avide de nouvelles connaissances, de nouvelles rencontres. Je vis ici ; je vis autrement. Vivre autrement est certainement la raison pour laquelle aller habiter à l’étranger est une expérience à vivre. Nous sommes amenés à connaître des gens de partout dans le monde, à s’adapter à la culture locale, à goûter à des plats typiques, à ajouter de nouvelles expressions à notre vocabulaire.

Selon L’institut de statistique de l’UNESCO, plus de 4.1 millions d’étudiants sont partis vivre à l’étranger en 2013, contre 2 millions en 2000.[1] La jeunesse d’aujourd’hui veut de moins en moins rester en place. Elle veut changer le monde en apprenant autrement, en changeant sa façon de le voir. Elle cherche à apprendre grâce aux individus des quatre coins du globe. Elle souhaite évoluer autrement.

Références

[1] Institut statistique de l’UNESCO. (2016). La mobilité des étudiants internationaux. Repéré à http://www.uis.unesco.org/Education/Pages/international-student-flow-vizFR.aspx

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