L’insouciance de l’homme par Vania Célestin

En cette période printanière, je souhaite partager avec vous un texte traitant d’un sujet primordial pour moi: l’environnement. Au printemps, je constate une série de changements qui s’opèrent dans la nature : le froid laisse place à un plus grand nombre de jours ensoleillés, les animaux qui hibernaient sortent de leur tanière, les feuilles des arbres commencent à pousser sur les branches et les premiers bourgeons des fleurs apparaissent. Cependant, la diversité et l’équilibre de notre écosystème sont menacés par les activités nuisibles de l’Homme. Je pense au niveau des océans qui ne cesse d’augmenter à chaque année, à plusieurs espèces animales en voie d’extinction, à la destruction de la flore sous-marine due aux produits chimiques jetés dans la mer et à l’exploitation des ressources naturelles. Alors, en cette période de renouveau, je vous propose d’avoir un moment de réflexion sur l’état de la planète que nous voulons léguer aux générations futures.

Avez-vous entendu parler de la psychologie environnementale? Il s’agit de l’étude des relations entre l’individu et son environnement physique et social. Cette discipline se préoccupe de l’impact de l’environnement sur les comportements, les perceptions et les émotions d’une personne ainsi que la façon dont elle perçoit l’environnement. Il y a quatre catégories allant des liens entretenues avec la famille proche jusqu’à la société: le micro-environnement (la sphère familiale), le méso-environnement (le quartier et le lieu de travail), le macro-environnement (les villages et les villes) et l’environnement global (la Terre) (Université de Metz, 2005). Plusieurs approches sont définies dans cette branche de la psychologie. Dans ce texte, j’ai choisi d’aborder l’aspect de l’environnement global ainsi que l’approche transactionnelle appartenant à cette discipline.

Depuis plusieurs années, de nombreux moyens visant à protéger l’environnement ont été mis en place. Le recyclage, les campagnes de sensibilisation et la promotion des transports en commun font partie des stratégies employées pour remédier au problème. Je constate qu’il y a eu beaucoup d’améliorations, mais d’un autre côté, il reste des faiblesses dans les villes industrialisées. Selon l’approche transactionnelle de la psychologie environnementale, l’Homme et son environnement interagissent constamment (Psymas, 2012). Je suis complètement en accord avec cette affirmation puisque la façon dont nous traitons la planète se répercutera sur nous. Cela signifie que si nous entretenons des comportements responsables, l’environnement dans lequel nous vivons sera sain avec une bonne qualité de l’air et des sols fertiles. À l’inverse, si nous négligeons notre habitat naturel, des températures extrêmes continueront à se manifester fréquemment allant de la canicule à un froid extrême, comme vous en avez été témoin au cours des dernières années. Ces conséquences négatives affectent aussi le corps humain sur le plan de sa santé physique. Par exemple, il y a de la déshydratation, une augmentation du rythme cardiaque ainsi qu’un ralentissement moteur et cognitif dans le cas d’une chaleur extrême (Université de Metz, 2005). Cela montre qu’en protégeant l’environnement, on protège l’espèce humaine. Il ne s’agit pas de bien entretenir la planète en croyant que cela concerne strictement la faune et la flore parce que nous avons besoin de l’environnement pour vivre également.

Dans cette optique, je pense que le changement le plus significatif se fait par les actions de chacun. Ainsi, chaque personne devra prendre conscience que ses gestes ont un impact concernant l’avenir de la planète. Nous ne pouvons pas compter seulement sur les organisations environnementales, car dans cette optique, nous nous départons de notre responsabilité. Par exemple, pour quelle raison y a-t-il autant de déchets sur les trottoirs au printemps ou dans les parcs après des festivals ? Malgré les nombreuses poubelles installées, les gens jettent leurs ordures en pensant que des personnes engagées pour nettoyer ramasseront à leur place. Si chacun raisonne de cette manière, nous n’aboutirons pas à grand-chose. Certains déchets, qui ne sont pas ramassés, se décomposeront et nuiront à la composition du sol. Cela pourrait être évité si chacun jetait ses déchets dans les lieux prévus à cet effet.

À l’ère préhistorique, les premiers hommes vivaient en harmonie avec la nature parce que celle-ci leur fournissait tout ce dont ils nécessitaient pour subvenir à leurs besoins. Ces hommes trouvaient leur nourriture, ainsi que les matériaux nécessaires à la construction d’outils ou d’habitations, dans la nature. Une influence réciproque s’exerçait entre ces hommes et leur milieu de vie. Aujourd’hui, la technologie a permis une grande évolution permettant de mener une existence plus agréable. Toutefois, j’ai la conviction que les citoyens modernes ont perdu le lien que leurs ancêtres entretenaient avec leur habitat naturel. Lorsque des mesures visant à protéger l’environnement sont établies, j’ai l’impression que nous percevons celles-ci comme des tâches obligatoires qui nous sont imposées et qu’il faut appliquer. La majorité d’entre nous n’agissent pas instinctivement en faisant des actions pour protéger la nature. Certaines personnes s’efforcent de commettre des gestes environnementaux en pensant que c’est une obligation à respecter.

Aussi, plusieurs activités causées par les humains ne contribuent pas au fonctionnement adéquat de l’environnement. En effet, la déforestation tend à diminuer le nombre d’arbres, les produits toxiques utilisés par les usines nuisent à la qualité de l’air puis de grandes quantités de nourriture sont produites et gaspillées régulièrement par les pays industrialisés. Je constate que plusieurs personnes se soucient davantage de l’économie et des profits financiers au détriment de la protection de l’environnement. Dans la même philosophie que l’approche transactionnelle, ces personnes ne réalisent pas qu’en accordant peu d’importance à l’environnement, elles ne se soucient pas des prochaines générations d’humains. Par exemple, l’exploitation des ressources naturelles permettent à plusieurs de s’enrichir tout en nuisant à la planète. Lorsque ces ressources seront épuisées et que l’environnement sera complètement détérioré, dans quelles conditions vivrons-nous? Ainsi, je vous ai montré l’importance de l’interaction constante entre l’humain et son milieu de vie.

J’apprécie une multitude de sites témoignant de la beauté de la nature tels que les montagnes, les forêts, les paysages verdoyants, les déserts et la diversité d’océans. En tant qu’être vivants, nous devons protéger ces lieux qui constituent notre planète. Le cas échéant, nous nous retrouverons à vivre dans un environnement dévasté par notre mode de vie moderne.

Sources:

Psymas. (2012). Qu’est-ce que la psychologie environnementale? Repéré à http://cms.psymas.fr/?q=node/25

Université de Metz. (2005). La psychologie environnementale. Repéré à http://coachingreims.free.fr/risquespsychosociaux/psycho_environnementale.pdf

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