Ce que la psychologie a à dire sur le volontourisme : Attachement, capitalisation des émotions et considérations éthiques par Catherine Côté

Pour les étudiants en psychologie, acquérir de l’expérience clinique est souvent vu comme étant primordial pour la suite des études dans le domaine, particulièrement pour l’application aux cycles supérieurs. Bien que donner son temps à une cause est louable, est-ce que ce sont toutes les formes de bénévolat qui sont acceptables, éthiques et désirables ? Plusieurs organisations exploitent cette volonté d’aider, qui est généralement forte chez les étudiants en psychologie, en présentant des projets à l’international dans des endroits aux allures exotiques et paradisiaques. Qui, après une session difficile à donner son maximum, ne rêve pas de s’évader, et, tant qu’à y être, faire une pierre deux coups en acquérant de l’expérience pour la suite de son parcours académique ? Un bon exemple de ce phénomène est la compagnie SVL Global qui offre des stages d’été en santé mentale de 2 à 12 semaines à Bali, en Inde et au Sri Lanka. Ces stages, faits sur mesure pour des étudiants en psychologie, comportent de nombreux problèmes. Outre le fait que les bénévoles manquent généralement d’expérience, de connaissances linguistiques et de supervision, la croyance populaire semble véhiculer que le volontourisme est surtout problématique lorsqu’il implique le travail avec les enfants, et plus particulièrement les orphelins. En effet, plusieurs articles de journaux dans les dernières années, comme cet article de La Presse, ont soulevé la question de problèmes d’attachement qui pourraient résulter de ces bonnes intentions. Toutefois, que dit la littérature scientifique à ce propos ?

Volontourisme et système d’attachement, comment tout cela interagit ?

 Le volontourisme est une industrie construite sur le désir des voyageurs d’aider, de se rendre utiles, de vivre une expérience authentique et de connecter ou d’établir des liens personnels avec la population locale (Richter et Norman, 2010; Kwa 2007 dans Sin, 2009). De plus en plus d’agences de volontourisme voient le jour (Richter et Norman, 2010), notamment en ce qui concerne le « tourisme d’orphelinat » et le « tourisme sidéen d’orphelinat » (Richter et Norman, 2010; Guiney, 2017).

Le domaine de la psychologie doit sa théorie de l’attachement à John Bowlby, mais aussi à Mary Ainsworth (1970), qui a développé une façon appliquée de classifier le type d’attachement chez l’enfant. En effet, cette méthode d’observation comportementale (voir ici pour un exemple de l’expérience) permet de classifier le type d’attachement de l’enfant, soit sécure, évitant, ambivalent/résistant ou encore désorganisé (NICHD Early Child Care Research Network, 2006). L’attachement sécure est reconnu dans la littérature scientifique comme l’attachement le plus sain, et il se retrouve généralement chez les enfants dont le parent répond de façon optimale à ses besoins, de façon rapide et cohérente. L’attachement désorganisé est reconnu comme ayant des répercussions négatives sur le développement ultérieur de l’enfant, et peut être associé à la maltraitance (MacDonald et al., 2008). L’enfant avec un type d’attachement désorganisé ne montre pas de stratégie d’attachement cohérente envers le parent (NICHD Early Child Care Research Network, 2006), c’est-à-dire qu’il réagit de façon différente et imprévisible d’une fois à l’autre.

Le développement du lien d’attachement est reconnu comme étant important pour le développement ultérieur de l’enfant, mais aussi pour les relations à l’âge adulte (NICHD Early Child Care Research Network, 2006 & MacDonald et al., 2008). Par ailleurs, la psychoneuroimmunologie, un domaine en émergence, supporte que l’attachement sécure permettrait de développer adéquatement le système de réponse au stress et d’éviter certains impacts négatifs dus au mauvais fonctionnement de ce système (Gatt et al., 2009 et Fogelman & Canli, 2018).

Chez les enfants en orphelinats, la littérature supporte depuis maintes années la présence accrue d’attachement désorganisé qui mènerait donc à une présence accrue chez cette population de problèmes dans le développement socioémotif futur (van den Dries, Juffer, van IJzendoorn, & Bakermans-Kranenburg, 2009).

Bien que la croyance populaire veule que le volontourisme ait un impact négatif sur le développement du système d’attachement chez l’enfant, la littérature scientifique ne semble pas encore supporter cette relation. En effet, peu d’articles académiques abordent cette relation, et lorsqu’ils le font, ce n’est pas de manière empirique.

L’article le plus cité dans la littérature trouvée sur ce sujet est celui de Richter et Norman (2010) en lien avec le tourisme sidéen d’orphelinat. Dans cet article, les auteures avancent que les touristes sont généralement encouragés à établir des connexions émotionnelles avec les enfants, qui ont été négligés, abusés ou abandonnés par le passé. Selon elles, cette succession d’attachements et de départs de bénévoles dans les orphelinats mettrait les enfants à risque de développer un type d’attachement désorganisé, qui serait néfaste pour leur développement social et émotif (Richter et Norman, 2010).

Toutefois, l’article de Richter et Norman (2010) n’est pas un article qui vise à examiner les évidences. Comme les auteures le mentionnent elles-mêmes dans le résumé, leur article vise à « plaider contre l’exploitation de jeunes enfants particulièrement vulnérables en Afrique subsaharienne pour les gains commerciaux d’agences de voyages » (Traduction libre, Richter et Norman, 2010). Richter et Norman (2010) ne font au final qu’évoquer la possibilité, dans leur article, que le tourisme d’orphelinat ait un impact sur le style d’attachement de l’enfant et que cela pourrait mener à des conséquences négatives sur le développement ultérieur. Par contre, les auteurs n’avancent aucune preuve empirique et ne réfléchissent pas sur le fait que le développement d’un type d’attachement désorganisé chez les enfants pourrait provenir de la garde en orphelinat seule, et n’avoir aucun lien avec les bénévoles.

Carpenter (2015) va en ce sens en soulignant le fait que les problèmes d’attachement seraient dus à des déficits dans les soins donnés ainsi qu’à une instabilité vécue dans les trois premières années de vie d’un enfant (Quinn et Mageo, 2013; Zeanah et Gleason, 2010, dans Carpenter, 2015). Il avance également que les impacts sur le type d’attachement seraient quasi inexistants après l’âge de cinq ans. Dans certains endroits comme au Cambodge, où se situe l’étude de Carpenter (2015 la majorité des enfants sont placés en orphelinat après cet âge, ce qui signifie que l’instabilité des soins donnés en orphelinat aurait potentiellement peu d’impact sur le type d’attachement de l’enfant, puisqu’il serait déjà développé avant que l’enfant arrive à l’orphelinat.

D’autres arguments non scientifiques peuvent être avancés concernant l’impact du volontourisme sur le développement du système d’attachement de l’enfant. En effet, Ruhfus (2012) mentionne que lors du tournage de son documentaire dans un orphelinat au Cambodge, les enfants faisaient preuve de plusieurs comportements qui sont généralement observés chez les enfants avec un type d’attachement désorganisé comme de grands niveaux d’hyperactivité, une approche amicale indiscriminée envers les étrangers, et un constant besoin d’attention (Ruhfus, 2012, dans Guiney 2017).

Sans parler directement du développement du système d’attachement, un rapport de l’UNICEF (2011) sur le volontourisme dans les orphelinats mentionne aussi que le taux de roulement élevé dans les bénévoles, dont le rôle est principalement de donner de l’amour et de tisser des liens émotionnels solides avec les enfants, aurait potentiellement des impacts négatifs, puisqu’au départ du bénévole, les liens sont brisés et l’enfant est laissé seul à nouveau (UNICEF, 2011, p. 8, dans Guiney, 2017). Ainsi, sans à proprement parler de problèmes d’attachement, il serait peut-être plus juste de parler de déception, de sentiment d’abandon, ou de micro-deuil vécu par l’enfant au départ du bénévole, mais aucune étude ne le supporte encore.

L’absence d’étude empirique dans le domaine rend tout simplement impossible de confirmer l’impact négatif qu’auraient les bénévoles sur le développement du système d’attachement de l’enfant, et de le distinguer de l’impact de la garde en orphelinat seul. Toutefois, bien que cet aspect ne puisse être confirmé scientifiquement, le volontourisme ne devrait pas être considéré éthique pour autant.

Capitalisation des émotions

Guiney (2017) a mené une étude qualitative afin de mieux comprendre le volontourisme dans les orphelinats au Cambodge. Dans les entrevues qu’il a menées, un employé d’une organisation sur le tourisme responsable mentionne que les bénévoles généralement reçus dans les orphelinats sont non qualifiés, mais émotionnellement motivés et amenés par l’industrie du volontourisme à croire qu’ils peuvent faire une différence positive dans la vie des enfants (Guiney, 2017). Ainsi, l’auteur argumente que cette habilité des organisations à « capitaliser les émotions » permet d’envoyer une main-d’œuvre importante chaque année vers les pays dits « en développement » et constitue une source importante de revenus pour les organisations qui envoient les bénévoles (Guiney, 2017). Cet argument d’enrichissement des organisations (ou entreprises) de volontourisme est bien illustré par Isabelle Hachey dans l’article de la Presse : « [Elle a] versé 2215 $ à Projects Abroad pour vivre une « expérience extrêmement gratifiante » de deux semaines au Cambodge. Le logement et la nourriture, très abordables dans ce pays pauvre d’Asie du Sud-Est, sont compris dans le forfait, mais pas le billet d’avion, qui [lui] a coûté 1600 $ supplémentaires. »

Par ailleurs, Guiney (2017) mentionne un rapport de l’UNICEF (2011) qui soulève un autre problème important en lien avec la capitalisation des émotions dont les enfants des orphelinats exploités aux fins du volontourisme sont victimes. En effet, ce rapport mentionne que dans certains orphelinats, la direction dicte une certaine conduite à l’enfant, dans le but d’amasser plus de dons et d’attirer la sympathie de la part des bénévoles. Un exemple est d’imposer aux enfants d’appeler les bénévoles « mummy » ou « daddy » (en anglais) (UNICEF, 2011 dans Guiney, 2017). Par ailleurs, Guiney (2017) cite une entrevue, tirée d’un documentaire, réalisée avec un enfant provenant d’un orphelinat. Celui-ci mentionne avoir été battu par les employés de l’orphelinat, d’avoir été menacé de ne rien dire aux bénévoles, d’avoir l’air heureux et de montrer que l’orphelinat était un bel endroit, sans quoi « sa liberté lui serait prise » (Ruhfus 2012, dans Guiney, 2017).

Guiney (2017) avance que, dans un tel contexte, les émotions des enfants sont vues comme modifiables au moyen de menaces et échangeables contre de l’argent. Il émet l’hypothèse que cette capitalisation des émotions des enfants pourrait accentuer les problèmes émotionnels et développementaux résultant déjà de la garde en orphelinat. Guiney (2017) souligne également le danger de pré-conditionner les enfants à s’engager émotionnellement avec des étrangers, puisque cela les rend également vulnérables à l’exploitation sexuelle. C’est particulièrement un problème dans des pays comme le Cambodge, où le tourisme sexuel est un réel fléau. Plusieurs auteurs indiquent par ailleurs que le risque d’abus physique ou sexuel est accru chez les enfants en orphelinat, qui sont amenés à faire confiance à des bénévoles dont les antécédents ne sont pas toujours vérifiés (Hilton, 2013; Punaks et Feit, 2014; dans Rotabi, 2017).

Encore une fois, aucune preuve empirique (seulement des témoignages et des observations) ne permet de soutenir l’hypothèse avancée par Guiney (2017), et la littérature devra se pencher davantage sur le tourisme d’orphelinat ainsi que sur la capitalisation des émotions afin d’évaluer les impacts potentiels sur le développement de l’enfant.

Conclusions et aspects éthiques 

En somme, il semble que la littérature scientifique dise bien peu sur les impacts du volontourisme. En effet, dans la revue de littérature réalisée au moyen des mots-clés « volunteer tourism », « voluntourism », « attachment » et « emotions », aucune étude quantitative n’a été trouvée sur la question. Bien qu’il soit effectivement impossible, pour des raisons éthiques, de faire une étude avec un schème totalement expérimental sur ce sujet, il est aussi surprenant de constater qu’aucune étude quasi-expérimentale ou corrélationnelle n’ait été réalisée à ce jour. Il demeure donc très difficile de discriminer chez les orphelins les impacts négatifs qui sont causés par la garde en orphelinat de ceux qui sont causés spécifiquement par l’attachement aux bénévoles qui passent dans leur vie pour une courte période.

Il semble donc essentiel d’approfondir la recherche dans ce domaine. Toutefois, plusieurs éléments devraient être considérés dans la recherche ultérieure. Notamment, des modèles longitudinaux afin d’approfondir les impacts à long terme non seulement de l’attachement, mais aussi de la capitalisation des émotions dont certains enfants en orphelinats sont victimes. Il serait également important de considérer la généralisation géographique des résultats, puisque les conditions des orphelinats varient probablement d’un pays à un autre, que des facteurs culturels entrent potentiellement en ligne de compte et que différents pays attirent potentiellement différents types de bénévoles.

L’éthique est également très importante à considérer dans des études de la sorte. Ces enfants sont trop jeunes pour consentir à la recherche et la seule personne pouvant réellement consentir à leur place est la personne responsable de l’orphelinat, qui, comme présenté dans les articles explorés ci-haut, ne veut pas nécessairement le mieux pour ces enfants. Il faut se questionner non seulement sur les impacts que la recherche aurait sur ces enfants, mais surtout s’il est éthique d’utiliser ces enfants qui sont déjà dans une situation vulnérable à des fins de recherche, particulièrement si l’on est conscient des conditions néfastes qu’offrent les orphelinats dans lesquels les études sont réalisées. Guiney (2017) a d’ailleurs conclu dans son étude qu’il n’était pas possible éthiquement d’impliquer les enfants dans sa recherche.

Tant de questions. Tant de considérations éthiques. Et comme étudiants en psychologie remplis de bonnes intentions, comment ne pas s’empêtrer dans tout cela si l’on veut faire du bénévolat à l’international ?

— Un simple coup d’œil au site web de l’organisation permet généralement d’avoir une bonne idée des motifs sous-jacents de celle-ci : Photos de paysages, mais aucune photo qui représente la culture ou la population locale, des frais exorbitants pour la participation au programme, l’inclusion de « forfaits voyage/tourisme » ? Il s’agit de volontourisme.

— Certaines organisations ont des besoins qui ne vous mettront pas directement en contact avec les populations locales, mais où vous ferez quand même un travail important, peut-être davantage axé sur la recherche ou sur le plaidoyer, mais dont les populations locales bénéficieront aussi grandement. Contactez directement des organisations qui n’offrent pas nécessairement de programme de bénévolat pour discuter des possibilités au sein de leur organisation.

— L’expérience de bénévolat dans son propre pays peut être tellement enrichissante. Il y a tant à faire ici dans le domaine du développement communautaire. Les risques de se retrouver dans une organisation de volontourisme sont beaucoup moindres ici.

— Posez des questions. Faites-vous affaire à un organisme à but non lucratif (OBNL) ou à une entreprise ? Si c’est un OBNL, a-t-il une bonne gestion ?

— On vous offre un projet en lien avec, disons l’environnement. Vous n’avez aucune connaissance dans ce domaine, et aucune formation n’est offerte avant le départ. Vous devriez décliner l’offre. Si vous n’avez pas les compétences et que la supervision n’est pas adéquate, comment croyez-vous pouvoir faire une différence ? À noter que Québec Sans Frontières et SUCO sont deux exemples d’organisations québécoises de coopération internationale dont les projets répondent aux besoins de la population locale et dont les bénévoles reçoivent une formation complète avant le départ.

— Parlez-vous la langue du pays dans lequel vous voulez faire du bénévolat ? Sinon, comment envisagez-vous communiquer avec la population locale que vous souhaitez aider ?

— Dans le doute, peut-être vaut-il mieux s’abstenir. Cette expérience pourrait bien paraitre sur votre CV, mais allez-vous vraiment acquérir les compétences souhaitées ? Ou du moins, allez-vous développer ces compétences au même niveau que vous pourriez le faire au sein d’une organisation éthique et prête à accueillir des volontaires, à les former et à les superviser ?

Article révisé par Annabelle Boudreault-Trudeau

Source image : Orphanages.No (2014) [https://www.jstor.org/stable/pdf/1127388.pdf]

Orphanage No est un groupe travaillant au Cambodge préoccupé par la croissance de la construction d’orphelinats. L’image est utilisée pour dénoncer l’utilisation d’enfants abandonnés à des fins de manipulation visant le grand public. 

Références 

Ainsworth, M. & Bell, S.M. (1970). Attachment, Exploration, and Separation: Illustrated by the Behavior of One-Year-Olds in a Strange Situation. Child Development, 41(1), 49-67.

Carpenter, K. (2015). Childhood studies and orphanage tourism in Cambodia. Annals of Tourism Research, 55, 15–27. http://dx.doi.org/10.1016/j.annals.2015.08.010

Fogelman, N., & Canli, T. (2018). Early life stress and cortisol: A meta-analysis. Hormones and Behavior, 98, 63–76. https://doi.org/10.1016/j.yhbeh.2017.12.014

Gatt, J. M., Nemeroff, C. B., Dobson-Stone, C., Paul, R. H., Bryant, R. A., Schofield, P. R., Williams, L. M. (2009). Interactions between BDNF Val66Met polymorphism and early life stress predict brain and arousal pathways to syndromal depression and anxiety. Molecular Psychiatry, 14(7), 681–695. https://doi.org/10.1038/mp.2008.143

Guiney, T. (2017). “Hug-an-orphan vacations” : “Love” and emotion in orphanage tourism. The Geographical Journal, 184, 125–137. DOI : 10.1111/geoj.12218

Hachey, I. (2016) Le business du volontourisme : L’humanitaire imaginaire. Repéré à : http://plus.lapresse.ca/screens/98b8c227-78a9-4bb8-8071-77c6d0570f59__7C__I2rIIq53D6k0.html

MacDonald, H. Z., Beeghly, M., Grant-Knight, W., Augustyn, M., Woods, R. W., Cabral, H., Frank, D. A. (2008). Longitudinal association between infant disorganized attachment and childhood posttraumatic stress symptoms. Development and Psychopathology, 20(2), 493–508. https://doi.org/10.1017/S0954579408000242

NICHD Early Child Care Research Network. (2006). Infant–Mother Attachment Classification: Risk and Protection in Relation to Changing Maternal Caregiving Quality. Developmental Psychology, 42(1), 38–58.

Richter, L.M. & Norman, A. (2010). AIDS orphan tourism: A threat to young children in residential care. Vulnerable Children and Youth Studies, 5, 217–229. https://doi.org/10.1080/17450128.2010.487124

Rotabi, K.S., Roby J.L. & Bunkers, K.M. (2017). Altruistic Exploitation: Orphan Tourism and Global Social Work. British Journal of Social Work, 47, 648–665. doi : 10.1093/bjsw/bcv147

Sin, H.L. (2009). Volunteer tourism: Involve me and I will learn? Annals of Tourism Research, 36(3), 480–501. DOI : 10.1016/j.annals.2009.03.001

[thibs44]. (2009, janvier). The Strange Situation – Mary Ainsworth [Vidéo en ligne]. Repéré à https://www.youtube.com/watch?v=QTsewNrHUHU

van den Dries, L., Juffer, F., van IJzendoorn, M. H., & Bakermans-Kranenburg, M. J. (2009). Fostering security? A meta-analysis of attachment in adopted children. Children and Youth Services Review, 31(3), 410–421. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2008.09.008

 

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