S’impliquer auprès de Parrainage Civique Montréal : s’offrir un regard ouvert sur le monde par Cyril Devault-Tousignant

Le 30 janvier, depuis déjà huit ans, marque la journée « Bell Cause pour la cause ». De plus en plus populaire, cette initiative suscite beaucoup de discussions sur la maladie mentale, mais aussi sur les initiatives de Bell en tant que tel. Est-ce vraiment la bonne chose à faire se demandent certains. D’autres se questionnent sur la pertinence des contributions dans l’optique où certains individus ne sont pas prêts à changer leur niveau d’implication pour autant. Ce qui est certain, c’est que le désir de réduire la stigmatisation est bel et bien réel.

Une autre chose est certaine : il y a des façons de s’impliquer que très peu de trouble-fête daigneraient remettre en cause. Plusieurs organismes montréalais ont en effet besoin de fonds et c’est très bien de pallier à ce besoin, mais pour la majorité d’entre eux, un bénévole prêt à donner du temps reste la contribution ultime. C’est le cas de Parrainage Civique Montréal (PCM).

Depuis 1979, Parrainage Civique Montréal accompagne les personnes ayant une déficience intellectuelle dans leur intégration et leur participation sociale. Cette mission est possible grâce aux bénévoles (parrains ou marraines) qui acceptent d’être jumelés avec une personne vivant avec une déficience intellectuelle (personne filleule). Les parrains ou marraines passent du temps de qualité avec la personne filleule et s’efforcent de l’intégrer dans son milieu social. Ce jumelage se fait en fonction des intérêts communs des deux parties. De cette façon, les deux personnes peuvent prendre part à des activités qui les intéressent. Par exemple, j’ai pu faire du sport et jouer de la musique avec mon filleul, mais les possibilités sont illimitées! Bref, on pose les conditions idéales pour que se crée une complicité qui sera la base d’une relation à long terme d’amitié égalitaire.

Les impacts positifs de cet organisme s’étendent sur plusieurs dimensions. D’abord, l’impact le plus évident est sur le quotidien des personnes filleules et sur celui de leur entourage. À court terme, la personne filleule est très heureuse de pouvoir faire des activités différentes, de rencontrer de nouvelles personnes et de vivre des expériences culturelles variées. Or, les activités avec le bénévole permettent aussi à la personne filleule d’être en contact avec de nouvelles idées et d’être exposée à d’autres façons de penser. Ceci peut permettre le développement et le maintien d’habiletés qui pourront renforcer sa participation active au sein de la société tout au long de sa vie. Évoluer dans un cadre social positif et inclusif peut amener la personne ayant une déficience intellectuelle à devenir plus à l’aise et autonome dans ses activités sociales futures. PCM organise aussi des activités hebdomadaires collectives pour tous ses membres ayant une déficience intellectuelle, auxquelles les parrains et marraines peuvent participer. Figurent dans cette liste des activités de théâtre, d’improvisation, de gastronomie, de danse, de musique, d’arts visuels et bien d’autres.

Ensuite, à une plus grande échelle, l’organisation contribue, en incluant ces personnes dans la société, à défaire tranquillement les préjugés sur la déficience intellectuelle. En effet, nous savons que le simple fait de côtoyer ces personnes réduit la stigmatisation à leur égard et PCM contribue beaucoup à sa manière en chapeautant 87 personnes ayant une déficience intellectuelle qui, chaque mois, rencontrent des centaines de personnes.

Finalement, un impact à ne pas négliger est celui sur le parrain ou la marraine. Comme le raconte Andréa Larochelle, responsable du programme d’intégration et de l’organisation communautaire de PCM : « Souvent, quand je crée des jumelages, les bénévoles […] veulent montrer des choses. Cependant, à mesure que la relation grandit, ceux-ci comprennent qu’ils en apprennent tout autant sur eux-mêmes et sur la société. » Il n’y a rien de tel qu’un ami qui nous offre une nouvelle perception de notre environnement.

Je ne suis parrain pour PCM que depuis quelques mois et déjà mon expérience m’a grandement apporté : j’ai énormément appris en adoptant un nouveau point de vue sur le monde qui m’entoure et sur moi-même, j’ai lu la gratitude sur le visage de mon filleul ainsi que sur ceux de son entourage et j’ai le sentiment d’avoir un impact significatif pour une cause qui me tient à cœur. Comme si ce n’était pas assez, PCM juge qu’un investissement minimum de seulement cinq heures par mois est suffisant pour aider son filleul. Bref, aucune excuse valable de ne pas devenir bénévole!

Les personnes qui désirent s’impliquer ou obtenir plus d’information peuvent visiter le site de Parrainage Civique Montréal. Suivez-les sur leur page Facebook! Il est à noter que vous pouvez trouver le regroupement existant le plus près de chez vous.

Article révisé par Noémie Desjardins

Référence

Les bienfaits de l’accompagnement pour les personnes aidantes. (2018). Repéré à https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/les-eclaireurs/segments/entrevue/88534/parrainage-civique-montreal-quebec-benevolat-autisme-limitation-deficience-jumelage

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