Quand le corps devient un champ de guerre : les cicatrices psychologiques des femmes victimes des conflits armés en République démocratique du Congo – Par Sabrina Zankri

La République démocratique du Congo (RDC) traverse actuellement une crise majeure, marquée par des conflits armés persistants issus de luttes postcoloniales pour le pouvoir. Ces affrontements impliquent divers groupes armés et sont alimentés par des tensions ethniques, des rivalités politiques, une corruption systémique ainsi que par la compétition pour le contrôle des ressources naturelles (Amnesty International, 2024) Les violences se concentrent principalement dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ces régions, frontalières avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, constituent des zones stratégiques favorisant la circulation des groupes armés et l’intensification des tensions régionales. Elles sont également riches en ressources minières précieuses, telles que l’or et les diamants, ce qui attire plusieurs groupes rebelles qui cherchent à prendre le monopole du territoire et de ses ressources. Depuis l’indépendance de la Belgique en 1960, les conflits en RDC évoluent constamment et entrainent des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Elles s’accompagnent de nombreuses violations graves des droits humains, incluant des massacres, des disparitions forcées, des actes de torture, ainsi que des violences sexuelles systématiques. (Amnesty International) Selon Amnesty International, depuis le début du conflit, plus  de six millions de personnes ont perdu la vie en raison de ces conflits, tandis que plus de 7,3 millions ont été déplacées à l’intérieur du pays.  Une étude réalisée en 2011 estimait qu’environ 1 150 femmes âgées de 15 à 49 ans étaient violées chaque jour en RDC. (Peterman, 2011) Toutefois, ces chiffres sont probablement sous-estimés, car ils reposent essentiellement sur des données officielles, alors qu’une proportion importante des victimes ne signale pas les agressions ni ne consulte les services médicaux. Par ailleurs, l’organisme Save the Children (2024) rapporte des cas de violences sexuelles touchant des enfants âgés d’à peine 9 ans.

Dans ce contexte, les violences sexuelles ne constituent pas des actes isolés, mais s’inscrivent dans une véritable stratégie de guerre. Comme le souligne l’anthropologue Véronique Moufflet, elles ne peuvent être considérées comme des « dommages collatéraux », mais bien comme une technique visant à terroriser les populations. (Moufflet, 2008) Le Dr Denis Mukwege, chirurgien gynécologue et lauréat du prix Nobel de la paix, explique que le viol est utilisé comme une arme particulièrement efficace pour provoquer des déplacements massifs de populations, déstabiliser la croissance démographique et détruire durablement le tissu social et économique. (Mukwege, 2022) Ces violences visent à désorganiser les structures familiales et communautaires, en exploitant notamment l’importance centrale de la fertilité dans la société congolaise. (Mukwege, 2019) Ainsi, les agressions sexuelles sont fréquemment accompagnées de mutilations génitales destinées à compromettre la capacité reproductive des victimes. Celles-ci peuvent subir des atteintes à leur santé reproductive et ensuite subissent une forte stigmatisation sociale. Dans certaines communautés, une vision traditionnelle persiste, où les victimes sont perçues comme responsables des violences subies. (Mukwege, 2019) De nombreuses femmes sont répudiées par leur conjoint, rejetées par leur famille et exclues de leur communauté. Privées de soutien social et économique, elles se retrouvent dans des situations de grande vulnérabilité, souvent aggravées par un faible niveau de scolarisation. Les enfants issus de ces violences subissent également de lourdes conséquences. Lorsqu’ils ne sont ni abandonnés ni tués, ils sont fréquemment marginalisés et stigmatisés au même titre que leur mère. (Moufflet, 2008) Les jeunes filles victimes d’agressions sexuelles peuvent être rejetées par leur famille ou exclues du système scolaire, en particulier en cas de grossesse. (Moufflet, 2008) Ainsi, les violences sexuelles dépassent largement les atteintes individuelles et contribuent à fragiliser profondément les structures familiales et sociales. En somme, les violences sexuelles ont des répercussions majeures sur les plans physiques, psychologiques et socioéconomiques.

Les répercussions psychologiques des violences sexuelles sont majeures et peuvent se manifester à court comme à long terme. Il n’y a pas de patrons précis des conséquences de l’agression sexuelle, mais ceux-ci peuvent varier selon des facteurs incluant les caractéristiques de l’agression sexuelle, les caractéristiques individuelles de la personne, ses stratégies d’adaptation et les sources de soutien. Dans les heures et les jours suivants une agression sexuelle, les victimes peuvent présenter diverses réactions physiques, émotionnelles, cognitives et comportementales associées à un état de stress aigu. Certaines personnes peuvent développer des réactions de stress comme des souvenirs intrusifs, de l’évitement de tout stimuli qui rappellent le traumatisme, un état d’hyperéveil, des symptômes dissociatifs et des humeurs négatives (Barnhill, s.d.). Lorsque ces réactions se développent dans le mois qui suit l’exposition au traumatisme, on parle d’un trouble de stress aigu. Cependant, certaines victimes voient leurs troubles persister et se chroniciser en raison de la trop grande charge émotionnelle liée à l’évènement. Si les manifestations persistent au-delà d’un mois, un trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut être diagnostiqué. Un TSPT peut également émerger plusieurs mois, voire plusieurs années après l’événement, même en l’absence de symptômes initiaux apparents (Barnhill, s.d.).

Chez les enfants et les adolescents, les conséquences sont particulièrement préoccupantes en raison du caractère crucial de cette période pour le développement. Les agressions sexuelles peuvent entraîner des altérations neurobiologiques et perturber des processus fondamentaux tels que la régulation émotionnelle, le développement cognitif et les stratégies d’adaptation. (Institut national de santé publique du Québec) Cela est particulièrement troublant lorsqu’on considère le fait que les adolescentes représentent la part la plus importante des victimes en RDC (UNICEF, 2025) Les conséquences observées chez les enfants et les adolescentes incluent notamment des symptômes de TSPT, de la dépression, de la dissociation, ainsi que des comportements sexuels problématiques. D’autres manifestations, comme l’anxiété, l’isolement social, les troubles alimentaires, la consommation de substances et les comportements suicidaires, sont également fréquentes (Institut national de santé publique du Québec [INSPQ], s.d.). Les effets des violences sexuelles peuvent également s’inscrire dans une dynamique intergénérationnelle. Les personnes ayant été victimes durant l’enfance peuvent, à l’âge adulte, présenter des difficultés persistantes sur le plan psychologique, relationnel ou parental. (INSPQ, s.d.) Ces difficultés peuvent à leur tour constituer des facteurs de risque pour le développement de leurs enfants, contribuant ainsi à la transmission d’une vulnérabilité à travers les générations. Chez les adultes, les conséquences incluent principalement le TSPT, la dépression, les comportements suicidaires et certains troubles de la personnalité (INSPQ, s.d.). À cela s’ajoutent fréquemment des troubles anxieux, des difficultés relationnelles, une altération de l’image de soi ainsi qu’une perte de l’identité. (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel [CALACS], s.d.)

Enfin, il convient de souligner que les recherches portant spécifiquement sur les conséquences psychologiques des violences sexuelles en contexte congolais demeurent limitées. Cette lacune entrave une compréhension fine des réalités vécues par les victimes en RDC. Les violences observées dans ce contexte se distinguent souvent par leur extrême brutalité, leur caractère répétitif et collectif, ainsi que par leur association à des actes de torture et d’humiliation. Les viols collectifs, l’esclavage sexuel et les attaques à domicile sont fréquents, ce qui intensifie la gravité et la complexité des traumatismes. À cela s’ajoute une stigmatisation sociale importante. Les victimes sont souvent confrontées au rejet, à la culpabilisation et à l’exclusion, ce qui accentue leur détresse psychologique. Elles se retrouvent face à un dilemme : garder le silence pour éviter les conséquences sociales, au prix d’une souffrance intériorisée, ou dénoncer les violences au risque de subir des réactions négatives. Ainsi, le silence et la stigmatisation contribuent non seulement à entraver les processus de guérison, mais aussi à maintenir et amplifier la souffrance des survivantes. (Comité international de la Croix-Rouge, 2025)

Dans ce contexte, les conséquences des violences sexuelles ne peuvent être comprises qu’à travers une approche globale de la santé, où l’individu est envisagé comme un tout dont les dimensions physiques, psychologiques et sociales sont étroitement interreliées. Les conséquences physiques des agressions sexuelles, telles que les blessures, les infections ou les complications gynécologiques, engendrent une souffrance psychologique supplémentaire qui s’ajoute au traumatisme initial. (Josse, 2010) Inversement, la détresse psychologique peut elle-même entraîner des effets délétères sur la santé physique, notamment par des troubles du sommeil, des manifestations somatiques ou une vulnérabilité accrue aux maladies. (Josse, 2010) Les conséquences sociales peuvent également accentuer cette souffrance et les atteintes psychologiques peuvent perturber les relations interpersonnelles, le fonctionnement quotidien ainsi que la capacité à assumer des rôles sociaux et familiaux. (Josse, 2010) Ces interactions contribuent à aggraver l’état général des victimes et compliquent leur processus de rétablissement.

En outre, les survivantes doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement en santé mentale à la fois immédiat et à long terme, afin de traiter les traumatismes vécus et de faire face à la stigmatisation persistante associée aux violences sexuelles. Des organismes locaux et internationaux ont mis en place plusieurs initiatives afin d’offrir un soutien psychologique aux survivantes. Il y a notamment la Panzi Foundation, fondée par Dr. Denis Mukwedge, qui en plus de traiter les blessures physiques, propose un accompagnement psychologique adapté aux besoins individuels des personnes survivantes. Les psychologues et les conseillers de Panzi utilisent une approche axée sur la résilience, encourageant les victimes à reconstruire leur confiance en elles-mêmes et à se réintégrer dans la société. (Mukwege, 2019) La fondation dispose également d’un centre de réinsertion socio-économique qui permet à la femme d’apprendre, en plus de l’écriture et la lecture, des compétences pratiques comme la couture et la production artisanale pour favoriser leur autonomie financière et leur capacité à subvenir aux besoins de leur famille. (Mukwege, 2019) Par ailleurs, plusieurs survivantes des conflits armés en RDC ont-elles-mêmes mis en place des groupes d’entraide communautaire et des associations de survivants afin d’offrir des espaces sécuritaires où il est possible de partager son expérience, de briser l’isolement et de recréer un sentiment d’appartenance et de solidarité. L’organisation SOFEPADI, a été fondée par Julienne Lusenge aux côtés d’autres survivantes des violences sexuelles liées aux conflits dans l’est de la RDC afin de fournir un accompagnement psychologique et juridique aux femmes et aux filles affectées par la guerre, tout en leur permettant de faire entendre leur voix et de revendiquer leurs droits (Sullivan, s.d.). SOFEPADI joue aussi un rôle clé dans la lutte contre l’impunité et dans la transformation des normes sociales qui perpétuent la stigmatisation. Malgré l’ampleur des violences et des obstacles, les survivantes congolaises continuent de faire preuve d’une résilience exceptionnelle. Leur capacité à se reconstruire et à s’engager dans des initiatives de soutien et de défense de leurs droits illustre non seulement leur force, mais aussi leur rôle central dans la reconstruction des communautés touchées par les conflits. Certaines survivantes s’engagent dans des parcours professionnels guidés par leur expérience, devenant notamment anesthésiste, avocates, travailleuses sociales et enseignantes, afin de contribuer à un avenir meilleur pour les générations futures (Mukwege, 2022).

Cependant, l’accès à ces ressources demeure inégal. Les femmes vivant dans des régions plus éloignées ou instables n’ont souvent pas accès à ces services, en raison de l’insécurité persistante, du manque d’infrastructures, du manque de personnels formés et de la distance géographique. De plus, le financement de ces initiatives reste limité et n’est pas toujours priorisé, malgré leurs effets bénéfiques à long terme. (Human Rights Watch, 2026) L’instabilité, marquée par les attaques de groupes armés, contraint également plusieurs organisations à suspendre leurs activités dans certaines zones à risque. (Human Rights Watch, 2026) Ainsi, la réhabilitation psychologique en RDC reste un enjeu majeur nécessitant une attention soutenue et des investissements durables.

En conclusion, la situation en République démocratique du Congo illustre de manière frappante comment les violences sexuelles peuvent s’inscrire dans des stratégies de guerre délibérées. Les corps des femmes et des filles deviennent alors un véritable champ de bataille, utilisés pour terroriser les populations, briser les structures familiales et déstabiliser durablement les communautés. S’attaquer aux femmes revient à fragiliser l’ensemble de la communauté, puisque leurs rôles sociaux, économiques et familiaux sont au cœur du tissu collectif. Les répercussions de ces violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sociales, s’inscrivent dans le temps et dépassent souvent l’individu, pouvant également affecter les générations suivantes. Malgré les efforts déployés par des organisations locales et internationales, les obstacles à la réhabilitation demeurent nombreux, notamment en raison de l’insécurité persistante, du manque de ressources et de la stigmatisation. Ainsi, la lutte contre les violences sexuelles en RDC constitue aujourd’hui un enjeu humanitaire majeur qui nécessite notre attention collective et qui exige que nous ne restions pas indifférents.

Texte révisé par Virginie Desfrièches.

Références :

Amnesty International. (2024, 29 octobre). Pourquoi la République démocratique du Congo est-elle ravagée par les conflits ? https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2024/10/why-is-the-democratic-republic-of-congo-wracked-by-conflict/

Barnhill, (s.d.) J. Trouble de stress post-traumatique. Le manuel Merck. https://www.merckmanuals.com/fr-ca/professional/troubles-psychiatriques/anxiété-et-troubles-liés-au-stress/trouble-de-stress-post-traumatique

Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel. Les impacts. https://www.calacs.ca/agression-sexuelle/les-impacts/

Comité international de la Croix-Rouge. (2025, 22 août). RD Congo : violences sexuelles, quand le silence tue à petit feu. https://www.icrc.org/fr/article/rd-congo-violences-sexuelles-quand-le-silence-tue-petit-feu

FreePik.https://fr.freepik.com/search?format=search&last_filter=query&last_value=sexual+violence+congo&query=sexual+violence+congo#uuid=333987b5-8c50-4581-bf11-d15b734d23e7

Human Rights Watch. (2026, 12 janvier). RD Congo : Escalade des violences sexuelles liées au conflit. https://www.hrw.org/fr/news/2026/01/12/rd-congo-escalade-des-violences-sexuelles-liees-au-conflit

INSPQ. Conséquences des agressions sexuelles sur la santé. https://www.inspq.qc.ca/rapport-quebecois-sur-la-violence-et-la-sante/les-agressions-sexuelles/consequences-des-agressions-sexuelles-sur-la-sante

Josse, E. (2010, Mars). “They came with two guns” : the consequences of sexual violence for the mental health of women in armed conflicts. International Review of the Red Cross, 92 (877), 177-195.https://international-review.icrc.org/sites/default/files/irrc-877-josse.pdf?afd_azwaf_tok=eyJraWQiOiI1MUExNzM1MkJFMzVFNkZCMTE3QUI4MEVDMjhFQjk1NkQ2ODYzNkY5MjA5MENGNENBMTJERTJFREE0MTkxMjY1IiwiYWxnIjoiUlMyNTYifQ.eyJhdWQiOiJpbnRlcm5hdGlvbmFsLXJldmlldy5pY3JjLm9yZyIsImV4cCI6MTc3NTA2NDk4MywiaWF0IjoxNzc1MDY0OTczLCJpc3MiOiJ0aWVyMS01NzViYmZkOTVjLWx6emNyIiwic3ViIjoiMTMyLjIwNC4yNDMuMjUyIiwiZGF0YSI6eyJ0eXBlIjoiaXNzdWVkIiwicmVmIjoiMjAyNjA0MDFUMTczNjEzWi0xNTc1YmJmZDk1Y2x6emNyaEMxWVRPdjBmZzAwMDAwMDAycTAwMDAwMDAwMDR3cHUiLCJiIjoialM3ckJYdVZCQ2h4QUhaeEFLYzJOdDFtQmppUnRWenMtaXhFRmlES25ESSIsImgiOiJzaVdFV2JTRmlYZ01kTFdUQTMzSk16NkhJa21vNDdHbmJJOHBCcnQwT1Y4In19.XrYJl-645CYveDuZtH5QmKztrcsLTpwmi4JUmeEQ9IECKmgv9fb8kd5UZykvx83kCBI-vVF1FPiJqpzkmSAKPS_8_hEGIakbOr0Mx6SJaZk0e8SDUw8klLXMmJyWSc03QWFy-EYUdi2WvlaCM_sAljrqDNHM__UxR2tFWWxCCPy-j6TYDQjeNF1nsM9WRBtHXUS9ltSyLJF8J8Nut6W-44ho8oiw03xyYzf_WCkmosJ3BvlnV_iQ6QdYXTYUeNtO9bZbNwu2UFO43GoozvOQ1mQ6SL0zpCRp0B5xTeR_-D4QwezMrAbpzdzV8DYfxxg5VQqpXi6uC6hVRAB7NMCL-A.WF3obl2IDtqgvMFRqVdYkD5s

Mukwege, D. (2022). Rape as a weapon of war in the Democratic Republic of the Congo: from holistic care to transitional justice. Mediating the Unsaid of War, 20 (53). https://journals.openedition.org/lisa/13875

Moufflet, V. (2008). Le paradigme du viol comme arme de guerre à l’Est de la République démocratique du Congo. Afrique contemporaine, 3 (227). 119 – 133. https://shs.cairn.info/revue-afrique-contemporaine1-2008-3-page-119?lang=fr

Mukwege, D. et Cadière, G. (2019). Réparer les femmes. Mardaga.

Save the Children. (2024, 7 mars). Children as young as nine face mass sexual violence and mutilation in the DRC. https://www.savethechildren.org.uk/news/media-centre/press-releases/2024/children-face-mass-sexual-violence-and-mutilation-in-the-drc

Sullivan, E. SOFEPADI Helps Sexual Violence Victims in DRC. BORGEN Magazine. https://www.borgenmagazine.com/sofepadi-helps-sexual-violence-victims-drc/

Peterman, A., Palermo, T. et Breedenkamp, C. (2011). Estimates and Determinants of Sexual Violence Against Women in the Democratic Republic of Congo. Am J Public Health, 101 (6), 1060-1067. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3093289/ UNICEF. (2025, 29 décembre). La violence sexuelle contre les enfants est « ancrée » et continue de progresser en République démocratique du Congo. https://www.unicef.org/fr/communiqués-de-presse/la-violence-sexuelle-contre-les-enfants-est-«-ancrée-»-et-continue-de


Commentaires

Laisser un commentaire