Partir étudier au-delà de l’océan – Par Clara El Khantour

Le passage à l’université signe pour toutes et tous le commencement d’une nouvelle vie. Pour certain·e·s, il s’agit simplement d’un changement d’établissement et, pour d’autres, d’un changement de ville; mais pour une certaine partie des futur·e·s étudiant·e·s, cette transition signe le départ vers un nouveau pays.  

Je suis une étudiante d’origine française au baccalauréat en neuroscience cognitive à l’Université de Montréal. Je suis actuellement dans ma deuxième année et autant vous dire que ce changement a totalement chamboulé ma vie. En deux ans, beaucoup de choses se sont passées ! Je vais essayer de vous partager mon expérience au cœur de ce programme en tant qu’étudiante internationale.

Avant le grand départ

Avant d’arriver à Montréal, j’étudiais dans un lycée (l’équivalent du secondaire au Québec) dans une toute petite ville de l’Est de la France. La suite logique attendue était que j’aille poursuivre mes études dans la ville universitaire la plus proche de chez moi. Autant vous dire que les choses se sont passées bien autrement ! Comment en suis-je arrivée là ? Eh bien, j’ai toujours été intéressée par la psychologie, le fonctionnement de l’être humain, mais j’ai également toujours eu ce penchant pour l’étude du cerveau. Apprendre comment cet organe fascinant fonctionne et comprendre comment il peut nous mener à agir de diverses manières a toujours éveillé ma curiosité. Trouver sa voie n’est pas une chose facile et je dois bien avouer que j’ai longtemps hésité sur le choix de carrière que j’allais faire. En janvier 2019, au moment de faire mon choix, j’ai entendu parler, par l’intermédiaire d’une connaissance, d’un programme en neuroscience cognitive. Le problème qui s’est posé à première vue était que ce programme se donnait dans une université à l’étranger. Jusqu’à ce moment-là, partir étudier dans un pays étranger ne m’était jamais venu à l’esprit. Par simple curiosité, j’ai décidé d’aller me renseigner sur le site de l’Université de Montréal (https://www.umontreal.ca). Et là, alors que j’étais désespérée de trouver un domaine d’étude capable de correspondre à mes attentes, j’ai découvert une nouvelle opportunité. N’ayant au départ aucune idée de ce qu’étaient les neurosciences cognitives, mais sachant simplement qu’il s’agissait sans doute d’une sorte d’association entre les neurosciences et la psychologie, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure ! Je l’ai commencée en faisant une demande d’admission, puis, après quelque temps, j’ai reçu une réponse d’acceptation.  À partir de là, tout s’est enchaîné : les démarches administratives, les papiers d’immigration et la préparation du départ. Sans m’étendre sur les démarches précédant le départ, il est indéniable qu’une bonne préparation est nécessaire. Partir étudier à l’étranger n’est pas une mince affaire, mais c’est une expérience qui nous apprend énormément. Une des ressources que je souhaiterais partager est le compte Instagram @montrealisezvous (https://www.instagram.com/montrealisezvous/), très riche en informations, notamment pour les étudiant·e·s internationaux·ales, et qui m’a particulièrement aidée à me faire une idée de ce qu’était la vie étudiante à Montréal.

Mon expérience actuelle

Une fois arrivée et installée sur le territoire canadien, les choses sont allées très vite. C’est à ce moment-là que la vraie aventure a commencé. Être étudiante internationale au baccalauréat en neuroscience cognitive, selon mon expérience, est une opportunité unique dans une vie. Tout d’abord, c’est l’occasion de faire partie d’un des rares programmes francophones offerts dans ce genre. C’est aussi l’opportunité d’étudier dans un programme relativement nouveau et qui est riche en potentiel et en futurs projets. Le baccalauréat en neuroscience cognitive (neuro pour les intimes), c’est bien plus qu’un simple mélange entre les neurosciences et la psychologie, comme je le pensais au départ. J’ai pu découvrir un ensemble de cours variés, allant de la psychologie aux neurosciences, en passant par la linguistique, l’informatique, les mathématiques et bien d’autres champs encore. Avoir la possibilité de choisir des cours parmi un panel si diversifié était vraiment inattendu pour moi, puisque ce système n’est pas vraiment connu en France. C’est d’ailleurs cette flexibilité qui m’a encouragée à venir étudier dans ce programme. Au cours de ma première année, j’ai eu la chance de découvrir une vie étudiante palpitante, ainsi qu’une association étudiante très impliquée et active, le tout sur un campus assez imposant, mais relativement accueillant.

Alors oui, le baccalauréat en neuroscience cognitive c’est une magnifique expérience à vivre selon moi. Cependant, il faut faire attention aux quelques mauvaises surprises, qui, lorsque l’on arrive d’un autre continent, peuvent être source de quelques désenchantements. Il est effectivement important de prendre en compte les différences culturelles auxquelles on peut faire face quand on arrive d’un autre pays, que ce soit au niveau du quotidien, mais aussi dans le domaine universitaire. Et oui ! C’est maintenant que je vais parler du fameux doctorat en psychologie et de la douce compétition qu’il implémente dans le baccalauréat en neuroscience cognitive et en psychologie. Quelle fut mon agréable surprise de voir qu’il était possible d’accéder directement à un doctorat après l’obtention d’un diplôme de premier cycle. Cette voie royale dont je n’avais jamais entendu parler avant de venir à Montréal m’a cependant très vite fait déchanter. En effet, j’ai rapidement été déçue en apprenant tous les prérequis qui étaient nécessaires, ne seraient-ce que pour pouvoir déposer une demande d’admission. Malgré cela, j’étais fascinée par le nombre d’opportunités auxquelles les étudiant.e.s, même au premier cycle, pouvaient avoir accès, comme la possibilité d’être assistant·e de recherche dans un laboratoire.

Au-delà du fait qu’une université reste une université, peu importe sa localisation dans le monde, en tant qu’étudiant·e international·e, il faut tout de même être capable de s’adapter à la culture et aux habitudes des étudiant.e.s du pays dans lequel on se trouve. À présent, j’ai bien compris que le baccalauréat en neuroscience cognitive, ce ne sont pas juste des cours, des examens et un diplôme à valider, mais qu’il s’agit d’une réelle expérience, tant au niveau personnel que professionnel. Après beaucoup de recherches, de remises en question et de doutes associés à tous ces changements, j’ai enfin réussi à intégrer toutes ces nouvelles informations. Au fil du temps, il devient facile de s’adapter et de comprendre comment les études fonctionnent ici. Je peux confesser que, personnellement, je n’étais pas réellement préparée, ni même avertie, de toutes ces composantes présentes au cœur du programme. Malgré cela, la vie étudiante au baccalauréat en neuroscience cognitive a toujours été très plaisante et j’y ai découvert assez rapidement qu’au-delà de cette compétition, on y trouve un fort sentiment de solidarité, une communauté étudiante incroyable et de nombreuses opportunités dans un domaine fascinant, au cœur d’une ville aussi active en neuroscience qu’est Montréal.

Une petite conclusion

Finalement, être étudiante internationale en neuroscience cognitive, c’est une aventure fascinante ! Bien que je n’en sois qu’à ma deuxième année et que les conditions associées à la crise sanitaire ne rendent les études évidentes pour personne, l’opportunité d’être à Montréal m’a fait énormément grandir. Étudier au baccalauréat en neuro, c’est aussi l’opportunité d’être dans une université en pleine expansion, notamment dans le domaine des neurosciences. C’est l’occasion d’être au contact de grands laboratoires s’imposant sur la scène internationale dans des domaines innovants, comme les neurosciences de la musique ou encore les neurosciences computationnelles. C’est donc une expérience, qu’évidemment, je recommande. Cette aventure est remplie de défis, qui ne sont pas simplement scolaires, mais également personnels et culturels. À travers ce programme, de nouveaux projets et de nouvelles perspectives d’avenir s’ouvrent à moi au cœur de Montréal. Partir étudier à l’étranger n’est pas une mince affaire, mais c’est une expérience passionnante, d’autant plus lorsque l’on trouve un programme d’études qui nousfait vibrer. Alors soyez curieux et curieuses et osez-vous renseigner, car ne sait-on jamais, le programme de vos rêves se trouve peut-être de l’autre côté de l’océan !

Révisé par Catherine Côté


Référence

admin. (2018, 12 mars). Québec carte du monde [image en ligne]. My blog. http://flavorofsandiego.com/quebec-carte-monde-2.html


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